Aena

Age : 14 Inscrit le : 31 Aoû 2006 Messages : 565 Arme : Hache
| Sujet: La Fiction [facultatif] Jeu 26 Juin - 17:54 | |
| Aena et les Terres de MissionnairePrologueLa jeune fille ramassa une broche qui était tombée de la poche d’un client, elle appartenait sûrement à la femme de celui-ci. Elle regarda de tous les côtés de l’auberge et la fourra vite fait dans sa poche, elle retourna ensuite au bar crasseux et astiqua des chopes vides qu’elle rangea dans le vaisselier turquoise qui se situait dans un angle de la petite pièce rectangulaire. Elle eu à peine le temps de remplir une autre chope que l’aubergiste l’appela :
- Aena, va ramener Monsieur Miguel chez lui, il est un peu trop rond pour y aller tout seul !
- Oui Roberto, j’y vais ! annonça la jeune fille avec une moue tirée.
- Gnagnagna, Monsieur Miguel …. Marre …. Grogna-t-elle par derrière.
Elle se dirigea vers un client complètement ivre qui était à moitié endormi sur une table, il avait bu une bonne partie de la nuit et s’était endormi ici jusqu’à l’ouverture.
Aena poussa un second grognement et essaya de le soulever avec sa force. Impossible, l’homme était deux fois plus lourd qu’elle. La jeune fille décida de lui parler.
- Allez monsieur Miguel, votre femme doit sûrement vous attendre à la maison.
- Où … est … ma broche articula t’il lentement en regardant avec un air torve un peu partout
L’adolescente lui caressa tranquillement le bras et lui dit d’une voix douce :
- Vous avez du la laisser chez vous, venez, on va la chercher ensemble !
- O…Oui
L’homme eu du mal à se mettre debout, il ne parvenait pas à garder son équilibre et bafouillait des paroles insensées. Elle le tira de force mais il ne bougea pas, il tirait dans l’autre sens.
- Venez !
Elle commençait à s’énerver et tirait de plus en plus fort. Le gros homme ne cillait toujours pas, elle se décida d’appeler Roberto.
- Patron, venez m’aider, je n’y arrive pas, il est trop rond !
Roberto arriva avec son tablier qui autrefois avait été blanc dans les mains. Il respira un bon coup et prit monsieur Miguel d’un côté, Aena de l’autre.
- A trois, on pousse.
- Ok, répondit-elle.
- Un…deux…trois !
Aena tira vers la sortie, Monsieur Miguel dégaina enfin bouger et il réussit enfin à aligner un pied après l’autre. L’aubergiste laissa Aena se débrouiller, elle avait l’habitude avec Monsieur Miguel, chaque mardi soir il venait et chaque mercredi matin il fallait le ramener chez lui, c’était un habitué du coin.
Au moment de pousser la porte miteuse de l’auberge où elle était employée, un homme arriva. Il était vêtue d’une grande cape en lambeau noire et elle ne voyait pas son visage, elle ne fit pas attention à lui mais au collier qu’il portait, elle eu juste le temps de distinguer un symbole, ou plutôt une lettre, un grand M. Le voyageur disparut au comptoir tandis qu’Aena disparaissait dans la rue devant l’auberge.
Elle soutenait l’homme, il était lourd, mais maintenant qu’elle arrivait à le soulever, c’était facile, elle le ramena chez lui, c’était la maison en face de son lieu de travail. Elle n’eut qu’à traverser la rue. Elle rentra avec M. Miguel dans le petit appartement et regarda partout, il n'y avait personne. Elle réussit tant bien que mal à coucher le pauvre homme sur son lit. Elle allait partir quand, tout à coup, la jeune fille remarqua un objet brillant posé sur une commode. Elle s'approcha pour regarder de plus près et découvrit un petit pendentif qui pouvait peut-être valoir un peu d'argent. Vu qu'il n'y avait personne dans la maison, elle prit le bijou sans faire trop attention. C’était la routine, elle devait constamment voler des objets précieux aux clients pour satisfaire ses besoins vitaux. Elle alla également à la cuisine pour chercher un petit peu à manger, elle ne trouvât qu'une vulgaire miche de pain. Elle sortit du petit appartement en souriant, elle avait un petit butin qui la ferait vivre toute la semaine.
Aena retourna donc dans l'auberge, l'homme mystérieux était toujours là. C'est à ce moment-là que la porte s'ouvrit. Un second homme entra. Aena ne fit pas attention à lui, elle avait l'habitude du va et vient des clients. Mais plusieurs détails alertèrent son attention ; il portait une cape noire en lambeau et il avait à son cou une amulette dorée en forme de M. il lui fallut quelques minutes avant de comprendre. Les deux hommes avaient un point en commun, mais lequel ?
La voix de Roberto la fit sursauter :
- Aena, le service est fini pour aujourd'hui, tu peux disposer.
L'adolescente ne se fit pas prier, elle quitta l'auberge sans plus penser à ces hommes.La suite :http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre16208.html |
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